Produire une émission de télévision en direct, sur une terrasse de café, sans alimentation électrique ni connexion Internet filaire : c’est désormais notre quotidien avec TV Lunel. Retour d’expérience sur une régie mobile construite autour de la YoloBox Extreme de YoloLiv, avec un résultat particulièrement intéressant : seulement 24 % de batterie consommée après deux heures de fonctionnement, par une température extérieure de 7 °C.

Une régie de télévision au cœur de la ville

Sur le cours Gabriel-Péri, à Lunel, les passants commencent à connaître notre chariot de télévision. Il faut dire qu’il ne passe pas totalement inaperçu !

Avec TV Lunel, nous avons pris l’habitude d’installer notre plateau directement sur les terrasses du centre-ville, notamment pour notre émission Lunel’Asso, consacrée aux associations du territoire.

L’idée est simple : plutôt que de faire venir systématiquement les invités dans notre studio, nous déplaçons la télévision au cœur de la vie locale.

Pour cela, nous avons progressivement constitué une régie mobile capable d’assurer une production multicaméra, sa diffusion en direct sur Internet et l’enregistrement des différentes sources vidéo.

Mais notre installation possède une particularité importante : elle ne nécessite aucun raccordement électrique, ni aucune connexion Internet filaire.

L’ensemble fonctionne sur batterie, avec une connexion au réseau mobile 4G.

Cette autonomie change considérablement notre manière d’aborder les productions extérieures.

Une régie complète sur un simple chariot

Au centre du dispositif se trouve la YoloBox Extreme de YoloLiv, que j’utilise maintenant régulièrement pour nos productions en extérieur.

Autour de cette régie compacte, nous retrouvons plusieurs caméras, les microphones, une petite mixette audio et un routeur 4G.

Le chariot permet de regrouper les principaux équipements techniques, de les transporter et de les installer rapidement à proximité du plateau.

Notre configuration repose sur quelques principes assez simples :

  • Une réalisation multicaméra avec plusieurs angles de prise de vue.
  • Une régie compacte permettant de commuter les sources vidéo.
  • L’enregistrement du programme et des sources caméra.
  • Une diffusion en direct via le réseau mobile.
  • Une gestion audio indépendante grâce à une petite mixette.
  • Une alimentation autonome de l’ensemble des équipements.

Cette architecture ne cherche pas à reproduire une régie broadcast traditionnelle dans ses moindres détails.

Elle vise avant tout à disposer des fonctions réellement nécessaires pour produire une émission de qualité, avec un minimum de contraintes logistiques.

Et sur le terrain, cette approche se révèle particulièrement efficace.

L’autonomie électrique : une véritable liberté de production

C’est probablement l’un des aspects les plus importants de notre installation.

Nous ne tirons aucun câble électrique depuis les commerces ou les bâtiments voisins.

La YoloBox Extreme fonctionne sur sa batterie interne, les caméras disposent de leurs propres batteries et les équipements périphériques sont également alimentés de manière autonome.

Cette organisation apporte plusieurs avantages.

D’abord, nous pouvons choisir l’emplacement du plateau en fonction de l’image, de la lumière, de la circulation du public ou des contraintes éditoriales, sans dépendre de la proximité d’une prise électrique.

Ensuite, nous évitons de déployer des rallonges secteur dans des espaces fréquentés par le public.

Enfin, la mise en place devient plus simple, puisque nous n’avons pas à organiser une distribution électrique pour alimenter la régie.

Bien entendu, cette autonomie demande une préparation. Il faut vérifier les charges avant le tournage, anticiper la durée de production et surveiller les équipements dont les batteries peuvent être les plus sollicitées.

L’autonomie globale du dispositif dépend en effet de son élément le moins endurant.

Mais pour nos émissions, cette solution offre une liberté de mouvement particulièrement appréciable.

YoloBox Extreme : deux heures de fonctionnement et 76 % de batterie restante

Lors de notre dernière production de Lunel’Asso sur le cours Gabriel-Péri, j’ai relevé les conditions d’utilisation de la YoloBox Extreme.

La régie a été mise en route à 9 h 30, avec une batterie chargée à 100 %.

La température extérieure était alors de seulement 7 °C.

Le streaming a débuté à 10 h 05 et s’est terminé à 11 h 15, soit 70 minutes de diffusion en direct.

La régie est restée en fonctionnement jusqu’à 11 h 30.

Au terme de ces deux heures d’utilisation, la batterie affichait encore 76 % de charge.

Cela représente une consommation totale de 24 % et une consommation moyenne observée de 12 % par heure.

Ce résultat est intéressant, car la régie n’est pas restée inactive pendant cette période. Elle a été utilisée pour la préparation de l’émission, la réalisation multicaméra, le streaming et les enregistrements.

La température extérieure constitue également un élément à prendre en compte, les batteries lithium-ion pouvant voir leurs performances évoluer avec le froid.

Il ne s’agit évidemment pas d’un test d’autonomie normalisé, mais d’une mesure effectuée dans les conditions réelles d’une production audiovisuelle.

Une extrapolation purement mathématique donnerait environ 8 h 20 d’autonomie à consommation constante. Cette valeur ne doit toutefois pas être considérée comme une durée garantie : la consommation peut varier selon les fonctions utilisées et le niveau de charge.

Ce que nous pouvons affirmer, en revanche, c’est qu’après deux heures de production, nous disposions encore d’une réserve énergétique très confortable.

YoloBox Extreme : autonomie sur le terrain

Production de 9h30 à 11h30 – Température initiale : 7 °C

9h30 – Démarrage : 100 %

11h30 – Fin de production : 76 %

24 % consommés en 2 heures

Consommation moyenne observée : 12 points de pourcentage par heure. 70 minutes de streaming. Deux relevés réels, sans mesures intermédiaires.

Réalisation, diffusion et enregistrement dans un seul équipement

Au-delà de l’autonomie, ce qui rend la YoloBox Extreme particulièrement intéressante est la concentration de plusieurs fonctions dans un équipement compact.

Pendant l’émission, je peux visualiser les différentes caméras, sélectionner les plans et assurer la réalisation directement depuis l’écran tactile.

Les changements de sources sont rapides et l’interface permet de conserver une bonne vision d’ensemble de la production.

La régie assure simultanément la diffusion du programme et l’enregistrement des sources vidéo.

Cette dernière fonction est particulièrement utile.

Même lorsque nous réalisons l’émission en direct, nous conservons la possibilité de reprendre certaines séquences en postproduction, notamment pour créer des extraits, corriger un montage ou produire des contenus complémentaires.

Dans une télévision locale qui doit alimenter régulièrement son site Internet, YouTube et les réseaux sociaux, cette souplesse représente un véritable avantage.

Une connexion 4G indépendante pour le streaming

Notre configuration utilise actuellement un routeur 4G externe.

Ce choix est volontaire. Même si la YoloBox Extreme propose différentes possibilités de connexion, je préfère, pour le moment, conserver un équipement dédié à l’accès Internet.

Cela me permet de distinguer clairement les fonctions de réalisation et de transmission.

Le routeur peut être positionné selon les conditions de réception et éventuellement remplacé ou faire l’objet d’une évolution indépendante de la régie.

Il faut toutefois rester prudent : une connexion 4G n’offre pas les mêmes garanties qu’une liaison filaire professionnelle.

Le débit montant disponible peut varier selon la couverture, la charge du réseau ou les conditions locales.

Nous devons donc adapter nos paramètres de diffusion et conserver une marge suffisante pour limiter les risques d’interruption.

L’autonomie de notre installation est réelle sur le plan électrique et logistique, mais la diffusion reste naturellement dépendante de la disponibilité du réseau mobile.

L’audio : une petite mixette pour une grande utilité

Sur une terrasse de café, le son constitue probablement l’un des défis les plus importants.

Les conversations, la circulation, les passants et les bruits de la ville font partie de l’environnement.

Nous utilisons actuellement une petite mixette audio relativement économique, qui permet de gérer séparément les différents microphones avant d’envoyer le signal vers la régie.

Ce n’est pas une solution particulièrement sophistiquée, mais elle remplit son rôle.

Elle permet notamment d’adapter les niveaux des intervenants et de conserver un minimum de contrôle sur le mélange audio.

Évidemment, cela ne supprime pas les bruits ambiants.

La qualité et le positionnement des microphones restent déterminants, tout comme la surveillance des niveaux et l’écoute du programme.

C’est un point sur lequel nous continuons à faire évoluer notre installation.

Car si la vidéo est devenue relativement simple à produire avec ces équipements compacts, le son reste un élément essentiel de la qualité perçue d’une émission.

Réaliser seul une émission multicaméra

Pendant cette production, j’ai également enregistré une courte vidéo de présentation de notre dispositif.

L’exercice était assez révélateur : tout en commentant l’installation, je pouvais continuer à effectuer les changements de plans depuis la YoloBox Extreme.

Cette simplicité d’exploitation est l’un des points forts de l’équipement.

Dans notre organisation, l’animateur conduit les interviews pendant que je prends en charge la réalisation technique.

Une seule personne peut ainsi assurer la commutation vidéo, la surveillance des sources, le contrôle de la diffusion et les enregistrements.

Cela ne signifie pas qu’une équipe de télévision devient inutile.

L’installation, la préparation éditoriale, la gestion des invités et la surveillance technique demandent toujours du travail.

Mais la réduction du nombre d’équipements et la simplification de leur exploitation permettent de produire avec des moyens humains limités.

Pour une télévision associative ou un média local, cet aspect est loin d’être secondaire.

Une nouvelle approche de la production audiovisuelle mobile

Au-delà de la YoloBox Extreme elle-même, cette expérience illustre une transformation importante des outils de production.

La miniaturisation des régies, les caméras autonomes, les solutions de transmission mobile et les possibilités d’enregistrement numérique permettent aujourd’hui d’envisager des productions qui auraient nécessité beaucoup plus de moyens il y a quelques années.

Nous pouvons installer un plateau sur une terrasse, une place publique ou à proximité d’un événement, sans demander systématiquement une infrastructure technique à l’organisateur.

Cette capacité est particulièrement intéressante pour les médias de proximité.

Elle permet de multiplier les lieux de tournage, de réduire certaines contraintes de production et de rendre la télévision plus visible dans l’espace public.

Notre chariot devient ainsi bien davantage qu’un support de matériel.

Il constitue une petite unité de production mobile, capable de se déplacer au gré de l’actualité et des rencontres.

Et, dans le cas de TV Lunel, il participe également à la présence du média au cœur de la ville.

Conclusion : la technologie doit rester au service de la production

Après plusieurs mois d’utilisation de la YoloBox Extreme, je reste particulièrement intéressé par son efficacité dans les configurations de production légère.

Sa simplicité de réalisation, ses fonctions d’enregistrement et sa capacité à assurer le streaming en font un outil particulièrement adapté à nos besoins.

Mais cette dernière expérience met aussi en évidence un aspect essentiel : l’autonomie énergétique.

Deux heures de fonctionnement, dont 70 minutes de streaming, par une température extérieure de 7 °C, avec encore 76 % de batterie disponible à la fin de la production, constituent un résultat terrain très encourageant.

Associée à des caméras sur batterie et à une connexion 4G, cette régie nous permet de produire sans dépendre des infrastructures électriques et réseau du lieu de tournage.

Il reste naturellement des contraintes, notamment sur le son, la connectivité et la préparation des équipements.

Mais la liberté de production est bien réelle.

Finalement, l’intérêt de ces nouvelles technologies ne réside pas uniquement dans leurs performances. Il réside dans les nouvelles possibilités de production qu’elles nous offrent.

Et pour une télévision locale, pouvoir installer son plateau directement au milieu de la vie de la cité est probablement l’une des plus intéressantes.

Gilbert Wayenborgh – Consultant audiovisuel, spécialiste des technologies de streaming et de production TV.

Retour d’expérience réalisé dans le cadre des productions de TV Lunel.

Le matériel de notre régie TV mobile

Voici les principaux équipements utilisés dans notre configuration de production multicaméra mobile. Cette installation fonctionne sans raccordement au secteur et utilise une connexion Internet 4G.

ÉquipementFonction et retour terrainAffiliation
YoloBox Extreme Régie multicaméra, diffusion en direct et enregistrement des sources. Batterie interne. Voir sur Amazon*
Canon XA60 Caméra de production utilisée pour les interviews et les captations multicaméras. Voir sur Amazon*
Canon LEGRIA HF G50 Caméra complémentaire permettant de multiplier les angles de prise de vue. Voir sur Amazon*
Netgear Nighthawk M2 Routeur 4G externe assurant la connexion Internet pour le streaming en direct. Voir sur Amazon*
Mixette audio compacte Gestion indépendante des microphones. Solution économique adaptée à notre configuration mobile. Voir sur Amazon*
Chariot Régie Le chariot à la fois outil de transport que support régie Voir sur Amazon*
Transparence et affiliation

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Les équipements présentés correspondent aux matériels et accessoires utilisés dans mes productions audiovisuelles. Mes appréciations reposent sur mes expériences personnelles de terrain.

Gilbert Wayenborgh
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